Avez-vous remarqué combien les outils contemporains de recherche généalogique sont incompatibles avec les apostrophes ? Non ? Alors, essayez de chercher la trace d’un ancêtre dont le nom commence par « d’ » et vous comprendrez votre douleur.

Cette particule qui n’a rien à voir avec la noblesse (nous y reviendrons à la lettre P) oblige à des contorsions dans les moteurs de recherche… Faut-il coller le « D » au reste du nom ? Faut-il l’omettre ? Comment obtenir les meilleurs résultats ?

Concepteurs de bases et de sites, il y a encore une marge de progrès !

Babielle, patronyme de ma mère, est un nom rare.

Mon arrière-grand-mère disait que nous descendions de « gitans ». Malheureusement pour elle, sa tendance à l’affabulation ne permit jamais d’accorder du crédit à ses paroles.

En remontant la lignée, j’ai trouvé nos ancêtres dans la Côte-d’Or jusqu’au début du XVIIe siècle. Point de gitans, mais avant l’ancêtre « primitif » : rien.

Parallèlement, grâce à Google, j’ai identifié des Babielle aux confins de l’Allemagne et de la Pologne, dans une zone appelée autrefois « Prusse Orientale ».

Et si c’était l’origine des « gitans » dont parlait mon arrière-grand-mère ?

Sur un site de vente en ligne de cartes postales anciennes j’ai mis une alerte non pas sur un lieu mais sur mon patronyme. C’est ainsi que j’ai trouvé notamment la photo d’un « café Archassal » sans précision de localisation.

J’ai cherché dans ma base qui, des porteurs du nom, pouvait être limonadier. En vain.

Et puis, récemment, grâce aux bases de « Mémoire des hommes », j’ai découvert un Archassal aviateur demeurant chez ses parents à Tours.

Grâce aux recensements disponibles en ligne, j’ai ensuite retrouvé ces cousins, nés dans le Lot et devenus cafetiers boulevard de Grammont. 

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